Loi Le Meur · à jour du 3 novembre 2026
La loi Le Meur en 5 minutes, sans jargon.
Numéro d’enregistrement, impôts, DPE, pouvoirs des mairies, copropriété : la loi du 19 novembre 2024 a changé les règles de la location saisonnière. Voici ce qui vous concerne vraiment, et ce que vous devez faire maintenant.
- Gratuit
- Sans inscription
- D’après les textes officiels
La loi en 5 règles
- 1 · Un numéro pour chaque logement
- 2 · Moins d’avantages fiscaux sans étoiles
- 3 · Des mairies aux pouvoirs renforcés
- 4 · Un DPE exigé, classe D en 2034
- 5 · La copropriété a son mot à dire
Où en est-on ?
Le calendrier de la loi, de 2024 à 2034
Tout ne s’applique pas en même temps. Repérez ce qui est déjà en vigueur et ce qui arrive.
Déjà en vigueur : nouvelle fiscalité (revenus 2025), déclaration obligatoire de tous les meublés (20 mai 2026). À venir : téléservice national (annoncé fin 2026), DPE classe E minimum (2028) puis classe D pour tous (2034).
L’essentiel
Les 5 règles à retenir
Une règle par carte. Ouvrez « En savoir plus » pour le détail et ce qu’il faut faire.
En vigueur depuis le 20 mai 2026
1. Un numéro pour chaque logement
Tout meublé de tourisme doit être déclaré, même votre résidence principale.
Pour l’instant, on se déclare en mairie. Un téléservice national est annoncé pour la fin 2026.
En savoir plus
Depuis le 20 mai 2026, la déclaration est obligatoire dans toutes les communes. Elle doit passer par un téléservice national, dont l’ouverture est annoncée pour la fin 2026. En attendant, déclarez-vous auprès de votre mairie : formulaire Cerfa 14004 ou téléservice de la commune.
Vous avez déjà un numéro de mairie ? Il reste valable. Il faudra le renouveler sur le téléservice national dans les mois qui suivront son ouverture.
Si vous l’oubliez : jusqu’à 10 000 € d’amende, et jusqu’à 20 000 € pour une fausse déclaration ou un faux numéro.
En vigueur depuis les revenus 2025
2. Moins d’avantages fiscaux sans étoiles
Sans classement : 30 % d’abattement et 15 000 € de plafond au micro-BIC.
Un meublé classé en étoiles garde 50 % d’abattement et un plafond beaucoup plus haut.
En savoir plus
Meublé non classé : abattement de 30 % (contre 50 % avant), micro-BIC possible jusqu’à 15 000 € de recettes par an (contre 77 700 €).
Meublé classé : abattement de 50 % (contre 71 %), jusqu’à 83 600 € de recettes pour les revenus 2026 (77 700 € pour 2025).
Au-delà des plafonds : régime réel, où l’on déduit ses charges réelles et l’amortissement. Comparez avec le curseur.
En vigueur
3. Des mairies aux pouvoirs renforcés
Votre commune peut limiter, encadrer et contrôler la location de courte durée.
Par exemple, elle peut ramener de 120 à 90 nuits par an la location d’une résidence principale.
En savoir plus
Une résidence principale peut être louée 120 nuits par an au maximum. Depuis mai 2026, toute commune peut abaisser ce plafond à 90 nuits.
La mairie peut aussi fixer des quotas de meublés de tourisme, réserver des zones au logement à l’année dans son plan local d’urbanisme, ou exiger une autorisation de changement d’usage.
Dépasser le nombre de nuits autorisé : jusqu’à 15 000 € d’amende.
Par étapes jusqu’en 2034
4. Un DPE exigé, classe D en 2034
Les logements qui consomment le plus d’énergie vont sortir peu à peu de la location touristique.
Votre résidence principale n’est pas concernée.
En savoir plus
Aujourd’hui : là où la mairie impose une autorisation de changement d’usage, il faut un DPE classé au moins E pour l’obtenir.
1er janvier 2028 : dans ce cas, les logements classés F et G ne peuvent plus être loués.
1er janvier 2034 : tous les meublés de tourisme doivent être classés de A à D. La mairie peut vous demander votre DPE. Louer sans respecter ces règles expose à une amende jusqu’à 5 000 €.
En vigueur
5. La copropriété a son mot à dire
En copropriété, prévenez le syndic. Le règlement peut interdire la location touristique.
Une maison individuelle n’est pas concernée par cette règle.
En savoir plus
Le copropriétaire qui loue un meublé de tourisme doit en informer le syndic.
Les nouveaux règlements de copropriété doivent dire si la location touristique est autorisée ou interdite. Dans les immeubles dont le règlement interdit déjà les activités commerciales, l’assemblée générale peut plus facilement voter une interdiction des meublés de tourisme (les résidences principales restent protégées).
Lesquelles vous concernent ?
Répondez à 6 ou 7 questions et obtenez votre liste de choses à faire, avec un feu vert, orange ou rouge pour chaque règle.
Le test · 2 minutes
Suis-je concerné ?
Quelques questions sur votre logement, et vous saurez règle par règle si vous êtes en règle, ce qu’il faut vérifier et ce qu’il faut faire. Vos réponses restent sur votre appareil.
Ce test a besoin de JavaScript. Vous pouvez aussi faire le diagnostic de conformité.
Faites glisser le curseur
Classé ou pas classé ? La différence en euros
Indiquez ce que vous encaissez par an et votre tranche d’imposition : vous voyez tout de suite ce que le classement en étoiles change sur vos impôts.
Meublé non classé : 30 % d’abattement jusqu’à 15 000 € de recettes. Meublé classé : 50 % jusqu’à 83 600 €. Pour un calcul complet, ouvrez le simulateur fiscal.
Comment se faire classer ? Un organisme accrédité visite votre logement et lui attribue de 1 à 5 étoiles selon son confort et ses équipements. Le classement est valable 5 ans. Pour comparer aussi avec le régime réel, utilisez le simulateur fiscal.
Vrai ou faux ?
Testez-vous en 7 questions
Les idées reçues sur la loi Le Meur sont nombreuses. Combien en déjouerez-vous ?
Le quiz a besoin de JavaScript pour fonctionner.
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Pour comprendre et faire le point.
- Les 5 règles et le calendrier de la loi
- Le test « Suis-je concerné ? » et votre liste à imprimer
- Le curseur « classé ou pas classé » et le quiz
- Le diagnostic de conformité complet
- Le simulateur fiscal (micro-BIC ou réel)
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- Alerte à l’ouverture du téléservice national et rappel pour renouveler votre numéro
- Compteur de nuits pour la résidence principale (120 ou 90)
- Suivi de vos recettes et alerte avant le plafond de 15 000 €
- Rappels avant la fin de votre classement (5 ans) et de votre DPE (10 ans)
- Veille des règles de votre commune
- Coffre-fort de documents, prêts pour votre déclaration
Questions fréquentes
Mon gîte est labellisé (Gîtes de France, Clévacances…). Suis-je concerné ?
Oui. Un label ne remplace ni la déclaration du logement ni le classement en étoiles. Vérifiez avec votre label ou votre agence qui s’occupe de la déclaration, et gardez-en une preuve.
Je loue des chambres d’hôtes. Est-ce la même chose ?
Non. Les chambres d’hôtes ont leur propre déclaration en mairie. Côté impôts, elles bénéficient du même régime que les meublés classés : 50 % d’abattement au micro-BIC.
Qu’est-ce que le régime réel ?
Au lieu d’un abattement forfaitaire, vous déduisez vos charges réelles (intérêts d’emprunt, travaux, assurance, taxe foncière…) et l’amortissement du logement et du mobilier. C’est souvent plus intéressant quand les charges sont élevées, mais il faut tenir une comptabilité, souvent confiée à un expert-comptable.
Le téléservice national est-il ouvert ?
Pas encore au 3 novembre 2026 : son ouverture est annoncée pour le quatrième trimestre 2026. Cette page sera mise à jour dès son ouverture. En attendant, la déclaration se fait auprès de votre mairie.
Sources
- Loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 (Légifrance)
- Meublés de tourisme : les règles ont évolué en 2026 (Service Public)
- Téléservice national et API meublés (Direction générale des entreprises)
- Déclaration en mairie d’un meublé de tourisme, Cerfa 14004 (Service Public)
- Analyse juridique de la loi (ANIL)
Information générale, à jour du 3 novembre 2026. Elle ne remplace pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé.